Août 2025 - Le jeu du carabe (1ére partie)

 

Les amateurs de ces insectes coléoptères sont nombreux. La technique de capture—une forme de braconnage– est connue. Il y a quelques années, j’ai eu ainsi l’idée de poser quelques « pièges à fosse » afin de recueillir des exemplaires. Ce type de piège, adapté à tous les insectes qui ne volent pas et courent sur le sol, est très facile à construire : toute boite cylindrique d’au moins huit centimètres de haut et douze de diamètre fait l’affaire. Il faut opter pour la matière plastique qui ne présente pas d’aspérités ou le verre. Il n’est pas nécessaire d’investir : les pots de crème, fromage blanc ou autres produits laitiers font très bien l’affaire.

Ensuite, vous cherchez un endroit favorable et vous creusez un trou qui devra contenir entièrement votre récipient, le bord de celui-ci doit se trouver à ras du sol. Pour creuser, un outil est nécessaire : une petite pioche ou « piochon ».

L’opération suivante consiste à trouver un appât qui attirera les insectes, on pense à un liquide odorant (du rhum, de la bière, du vin, du vinaigre…). Là encore, il ne s’agit pas de se ruiner en sélectionnant un Château Yquem 2015, un fond de bouteille de vin de table virant au vinaigre sera sans doute aussi efficace, quoique… je ne souhaite pas influencer les futurs joueurs puisque le titre de ma chronique fait bien état d’un jeu. Mais pensez tout de même que j’ai maintenu des carabes en captivité en les nourrissant de jambon.

La « matière » choisie recouvre le fond de votre récipient enfoui. Il est nécessaire désormais de poser un couvercle qui recouvrira partiellement mais presque entièrement votre piège. Une pierre plate peut faire l’affaire, une ardoise… Là encore, vous êtes libre de créer, mais le couvercle est nécessaire afin de concentrer l’odeur et d’éviter une inondation en cas d’orage.

Ce piège est mortel si vous choisissez un liquide alcoolisé : l’insecte va se noyer rapidement. Aussi, afin d’éviter le drame, il suffit de créer un îlot central -une pierre-  où votre naufragé trouvera refuge après sa chute.

 

Ce piège devrait recueillir essentiellement les carabes, ces coléoptères généralement nocturnes, carnivores, de grande taille (entre 15 et 40 mm). Mais d’autre coléoptères se feront assurément piéger…

 

L’objet n’est pas ici de faire une étude systématique des carabes d’un secteur donné : c’est très ardu, vous pouvez vous en rendre compte en cherchant des clés de détermination sur le net. Il s’agit simplement de répertorier les espèces les plus courantes. Au bout de quelques jours, vous devriez avoir intégré quelques noms dans votre vocabulaire : violaceus, monilis, intricatus, auratus… Ayant effectué le jeu (patience, les règles vont bientôt être énoncées) avec des enfants, il s’agissait davantage de montrer la diversité et de répertorier les espèces les plus grandes et courantes que de se plonger dans l’identification fine.

 

Le jeu est donc particulièrement destiné aux enfants. Mais ayant posé des pièges à fosse dans un camping du sud-est de la France, j’ai vu la curiosité se propager au sein de celui-ci. Après quelques jours, de nombreux estivants avaient adopté l’idée , creusaient leurs propres pièges et faisaient état de leurs captures au matin. D’où l’idée d’en faire un jeu.

 

Le nombre de participants est illimité, ou presque. Ainsi, j’ai eu l’occasion de faire participer 25 enfants d’une douzaine d’années dans le cadre d’une colonie de vacances naturaliste.

 

Le jeu

 

Il dure au moins 5 jours. La durée est quasi illimitée…

Si vous êtes peu de participants (2 à 4), chaque joueur peut confectionner deux pièges.

La surface de jeu est primordiale. L’idéal est de suivre un chemin qui traverse des milieux différents. Par exemple, une sente qui traverse un champ, une friche, en limite de forêt, une mare… bref, un maximum de diversité dans un minimum de surface, car il faudra relever les pièges tous les jours, de préférence le matin.

Chaque joueur détermine le lieu précis de son piège, qui doit être connu des autres. Il convient pour tous les joueurs de connaître la position de l’ensemble des pièges. Si les surfaces sont étendues, on peut utiliser un GPS…

Chaque joueur utilise évidemment « son » appât, et peaufine son piège comme il l’entend.

Le premier jour, il paraît nécessaire que l’ensemble des participants effectue le parcours reliant tous les pièges.

A l’aide d’une feuille quadrillée QUOTIDIENNE, comportant un tableau à double entrée, on note les résultats.

Le tableau comporte le nom des joueurs en abscisse et le nom des carabes et autres insectes en ordonnée, au fur et à mesure de leur récolte.

 

Rendez-vous le mois prochain pour connaître toute la règle du jeu !

 

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Août  2025  Le jeu du carabe

Les amateurs de ces insectes coléoptères sont nombreux. La technique de capture—une forme de braconnage– est connue. Il y a quelques années, j’ai eu ainsi l’idée de poser quelques « pièges à fosse » afin de recueillir des exemplaires. Ce type de piège, adapté à tous les insectes qui ne volent pas et courent sur le sol, est très facile à construire : toute boite cylindrique d’au moins huit centimètres de haut et douze de diamètre fait l’affaire. Il faut opter pour la matière plastique qui ne présente pas d’aspérités ou le verre. Il n’est pas nécessaire d’investir : les pots de crème, fromage blanc ou autres produits laitiers font très bien l’affaire.

Ensuite, vous cherchez un endroit favorable et vous creusez un trou qui devra contenir entièrement votre récipient, le bord de celui-ci doit se trouver à ras du sol. Pour creuser, un outil est nécessaire : une petite pioche ou « piochon ».

L’opération suivante consiste à trouver un appât qui attirera les insectes, on pense à un liquide odorant (du rhum, de la bière, du vin, du vinaigre…). Là encore, il ne s’agit pas de se ruiner en sélectionnant un Château Yquem 2015, un fond de bouteille de vin de table virant au vinaigre sera sans doute aussi efficace, quoique… je ne souhaite pas influencer les futurs joueurs puisque le titre de ma chronique fait bien état d’un jeu. Mais pensez tout de même que j’ai maintenu des carabes en captivité en les nourrissant de jambon.

La « matière » choisie recouvre le fond de votre récipient enfoui. Il est nécessaire désormais de poser un couvercle qui recouvrira partiellement mais presque entièrement votre piège. Une pierre plate peut faire l’affaire, une ardoise… Là encore, vous êtes libre de créer, mais le couvercle est nécessaire afin de concentrer l’odeur et d’éviter une inondation en cas d’orage.

Ce piège est mortel si vous choisissez un liquide alcoolisé : l’insecte va se noyer rapidement. Aussi, afin d’éviter le drame, il suffit de créer un îlot central -une pierre-  où votre naufragé trouvera refuge après sa chute.

 

Ce piège devrait recueillir essentiellement les carabes, ces coléoptères généralement nocturnes, carnivores, de grande taille (entre 15 et 40 mm). Mais d’autre coléoptères se feront assurément piéger…

 

L’objet n’est pas ici de faire une étude systématique des carabes d’un secteur donné : c’est très ardu, vous pouvez vous en rendre compte en cherchant des clés de détermination sur le net. Il s’agit simplement de répertorier les espèces les plus courantes. Au bout de quelques jours, vous devriez avoir intégré quelques noms dans votre vocabulaire : violaceus, monilis, intricatus, auratus… Ayant effectué le jeu (patience, les règles vont bientôt être énoncées) avec des enfants, il s’agissait davantage de montrer la diversité et de répertorier les espèces les plus grandes et courantes que de se plonger dans l’identification fine.

 

Le jeu est donc particulièrement destiné aux enfants. Mais ayant posé des pièges à fosse dans un camping du sud-est de la France, j’ai vu la curiosité se propager au sein de celui-ci. Après quelques jours, de nombreux estivants avaient adopté l’idée , creusaient leurs propres pièges et faisaient état de leurs captures au matin. D’où l’idée d’en faire un jeu.

 

Le nombre de participants est illimité, ou presque. Ainsi, j’ai eu l’occasion de faire participer 25 enfants d’une douzaine d’années dans le cadre d’une colonie de vacances naturaliste.

 

Le jeu

 

Il dure au moins 5 jours. La durée est quasi illimitée…

Si vous êtes peu de participants (2 à 4), chaque joueur peut confectionner deux pièges.

La surface de jeu est primordiale. L’idéal est de suivre un chemin qui traverse des milieux différents. Par exemple, une sente qui traverse un champ, une friche, en limite de forêt, une mare… bref, un maximum de diversité dans un minimum de surface, car il faudra relever les pièges tous les jours, de préférence le matin.

Chaque joueur détermine le lieu précis de son piège, qui doit être connu des autres. Il convient pour tous les joueurs de connaître la position de l’ensemble des pièges. Si les surfaces sont étendues, on peut utiliser un GPS…

Chaque joueur utilise évidemment « son » appât, et peaufine son piège comme il l’entend.

Le premier jour, il paraît nécessaire que l’ensemble des participants effectue le parcours reliant tous les pièges.

A l’aide d’une feuille quadrillée QUOTIDIENNE, comportant un tableau à double entrée, on note les résultats.

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